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Le « merveilleux » est-il un commerce non-équitable ?

On a toujours trouvé et l’on trouvera toujours
craignons le, des berceaux curieusement ignorés par les fées
aux chapeaux pointus et aux grands yeux de jade…
On en trouve, heureusement beaucoup plus nombreux,
sur lesquels nos fées daignent se pencher pour un service
minimum de base : deux ou trois étoiles
et une petite formule magique afin d’assurer des destins
certes souvent plaisants, mais somme toute
relativement ordinaires.
Il est enfin des berceaux (rarissimes)
qui, pour des raisons que la science n’explique pas encore,
bénéficient d’une mystérieuse effervescence environnante :
les fées s’y bousculent en piaillant comme commères au marché. Grappes bourdonnantes d’incantations, qui jouent du coude
et de la baguette afin de se trouver aux meilleures places
pour illuminer de poussières multicolores et bénéfiques
le destin fabuleux de l’élu nouveau-né…
C’est ainsi, j’en fais le pari, qu’est venu au monde
Alexis Alatirseff, alias Aliocha.
Et c’est ainsi qu’il devint dans sa jeunesse, poète primé…
et parallèlement footballeur d’exception.
Puis cinéaste-auteur-metteur en scène éclairé…et parallèlement saxophoniste étincelant. Tout çà à la fois ?!…
Pas seulement ! Il est aussi artiste peintre
à l’hyperréalisme époustouflant… et parallèlement compositeur prolifique d’œuvres musicales au romantisme profond
ou au modernisme des plus exubérants.
Je m’en voudrais d’oublier de vous dire que notre homme
est aussi capable, dans l’intimité d’une soirée entre potes,
de philosopher longuement ( en français,
en créole réunionnais ou en malgache, car il a beaucoup
voyagé et fait partie du cercle restreint des
polyglottes-camélèons instinctifs) et, dans la foulée,
d’abandonner soudain Spinoza pour se coiffer d’un béret
ou d’un vieux feutre et devenir un impayable paysan de nos campagnes profondes, capable de démontrer,
avec un accent à creuser des sillons dans la terre gelée,
que l’agriculture « ça eût payé…mais ça paye plus » .
Sachez aussi qu’après une trentaine d’années
d’amitié indéfectible,
je me sais loin de le connaître en totalité.
C’est donc avec vous que, dans les pages qui suivent,
je partagerai le bonheur de continuer à le découvrir.
Avec cependant, je vous l’avoue par honnêteté, un petit bémol
(dont il n’est pas cause mais qui chagrine parfois mon ego ) :
les fées, agents incontournables de nos destinées humaines,
ne pratiquent vraiment pas un commerce équitable.
Le rationaliste militant que je suis ne peut qu’en prendre acte.
Jacques Poustis, 30 mars 2007

 

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